Pour retrouver un acte de mariage, commencez par identifier une commune et une période, puis consultez les tables décennales et le registre correspondant. Si la date ou le lieu vous manque, les actes de naissance, les documents familiaux et les publications de bans peuvent fournir des indices. Voici comment organiser cette recherche, notamment au Pays basque et en Béarn, puis exploiter les informations de l’acte.

Sommaire
Comment trouver un acte de mariage ?
Avant la Révolution
Pour les ancêtres catholiques, recherchez le mariage dans les registres paroissiaux, généralement regroupés avec les baptêmes et les sépultures. Beaucoup sont accessibles sur les sites des archives départementales, mais leur conservation et leur numérisation varient selon les paroisses.
Au Pays basque et en Béarn, consultez également nos relevés et les inventaires communaux pour repérer les registres disponibles et les lacunes.
À partir de 1792
Recherchez le mariage dans les registres d’état civil de la commune où il a été célébré. Lorsque vous connaissez seulement une période, commencez par les tables décennales : elles permettent de retrouver une date, puis d’ouvrir le registre de l’année correspondante.
Consultez aussi l’acte de naissance de chacun des époux. Depuis 1897, une mention marginale peut indiquer la date et le lieu du mariage ainsi que le nom du conjoint. Son absence ne prouve toutefois pas que la personne ne s’est pas mariée.
Pour les Pyrénées-Atlantiques, nos relevés et notre guide de consultation de l’état civil sur earchives peuvent vous aider à localiser l’acte.
Si le registre n’est pas en ligne
Vérifiez d’abord l’inventaire : un registre peut être conservé sans avoir été numérisé. Les périodes disponibles en ligne varient selon les communes et les collections ; 1902 n’est pas une limite générale.
Consultez ensuite le registre en salle de lecture ou contactez la mairie ou le service d’archives qui le conserve. Pour un acte récent, adressez votre demande à la mairie du lieu du mariage, directement ou par le service officiel proposé sur Service Public. La délivrance d’un acte d’état civil par la mairie est gratuite.
Pour comprendre les collections et les modalités de recherche, consultez notre méthode pour consulter l’état civil d’une personne.
Un acte récent est-il accessible ?
Il faut distinguer la consultation d’un registre et la délivrance d’une copie par la mairie.
Les registres de mariage deviennent en principe librement communicables après 75 ans à compter de leur clôture. Un accès anticipé peut être possible dans les conditions prévues par la loi.
Pour un acte récent, une copie intégrale ou un extrait avec filiation peut notamment être demandé par la personne concernée, son conjoint, ses ascendants ou ses descendants, avec les justificatifs nécessaires. Un extrait sans filiation peut être demandé par toute personne.
Un acte communicable n’est pas nécessairement disponible sur internet.
Trouver la date dans les tables annuelles et décennales
➡ Les tables annuelles, alphabétiques sont placées à la fin d’une année d’enregistrement des actes.
➡ Les tables décennales, sont classées en fin de registre ou dans un registre séparé. Elles peuvent être alphabétiques ou abécédaires (c’est à dire classées par la lettre initiale, par exemple les « A » sont regroupés mais en désordre). Il faut donc les lire attentivement, pour ne pas omettre un patronyme. Il faut aussi faire attention à l’orthographe (un Aguerre pouvant être classé à Daguerre).
Elles sont classées comme les registres d’état civil aux Archives départementales.

Vérifiez les périodes disponibles dans l’inventaire de la commune : les tables peuvent être numérisées, conservées dans un registre séparé ou consultables uniquement sur place.
Comment retrouver une date de mariage inconnue ?
Rassemblez les noms des deux époux, leurs lieux de naissance, leurs domiciles connus et les dates de naissance de leurs enfants. Ces renseignements permettent de choisir les premières communes et périodes à examiner.
Cherchez ensuite dans les tables décennales, en vérifiant les noms des deux conjoints et leurs variantes orthographiques. Le mariage n’a pas nécessairement eu lieu dans leur commune de naissance.
Si la recherche reste infructueuse, élargissez progressivement aux communes voisines, aux domiciles précédents et aux lieux de résidence des parents. Consultez aussi les publications de bans et les contrats de mariage. La naissance d’un enfant aide à orienter la recherche, mais ne prouve pas que ses parents étaient déjà mariés.
La publication des bans de mariage
Peut-on consulter les bans de mariage en ligne ?
Pour un mariage récent, les bans sont affichés à la mairie du lieu de célébration et dans les mairies des domiciles ou résidences des futurs époux. Certains services les diffusent également sur internet, mais il n’existe pas de moteur national unique permettant de retrouver toutes les publications.
L’avis indique notamment l’identité, la profession et le domicile ou la résidence des futurs époux, ainsi que le lieu prévu pour la célébration. La date du mariage n’y figure pas nécessairement. La publication dure 10 jours, sauf dispense.
Quel intérêt pour une recherche généalogique ?
Pour les mariages anciens, des registres de publications et des pièces annexes peuvent être conservés aux archives, parfois numérisés. Ils peuvent révéler les domiciles des futurs époux et orienter vers une autre commune. Une publication de bans annonce toutefois un projet : elle ne prouve pas que le mariage a été célébré. Recherchez toujours l’acte correspondant.
L’acte de mariage avant la Révolution
Le contenu des actes paroissiaux varie selon l’époque, la paroisse et le rédacteur. Certains sont très brefs ; d’autres donnent la filiation, les paroisses d’origine, la situation de veuvage ou des renseignements sur les témoins. Lisez l’acte entier, relevez les liens de parenté explicitement indiqués et examinez les signatures. Une information absente devra être recherchée dans d’autres documents.
L’acte de mariage après la Révolution
La loi du 20 septembre 1792 confie aux municipalités la tenue des registres de naissance, de mariage et de décès.
Pour la période révolutionnaire, certains actes utilisent le calendrier républicain, adopté en 1793 avec un point de départ fixé au 22 septembre 1792. Il est abandonné à compter du 1er janvier 1806. Conservez la date telle qu’elle figure dans l’acte et ajoutez sa conversion dans le calendrier grégorien.
Le contenu de l’acte
Vous pourrez y trouver :
- la date et le lieu du mariage ;
- les noms et prénoms, profession et domicile des époux ;
- leur date et lieu de naissance ;
- leur filiation (père et mère de chacun des époux, avec parfois leur date et lieu de décès) ;
- leur situation matrimoniale, si l’un d’eux est veuf ou divorcé ;
- depuis 1850, s’il y a eu un contrat de mariage, il est indiqué avec le nom, la résidence du notaire et la date de l’acte ;
- les témoins avec leur nom, prénom, âge, profession, domicile et leur lien éventuel avec les époux ;
- s’il y a eu un enfant naturel avant le mariage, il peut être légitimé dans les actes anciens ;
- des mentions marginales, notamment de divorce, dont le report est prévu à partir de 1886.

Important ❗
N’oubliez pas que du 22 septembre 1798 au 26 juillet 1800, les mariages ont été célébrés non à la commune, mais au chef-lieu de canton et que des registres spéciaux ont alors été tenus. Nous avons rédigé un article qui vous donnera précisément le chef-lieu où vous retrouverez les mariages de l’an VII et VIII en ligne.
Mariages, remariages et divorces
L’absence de filiation dans un acte paroissial ne suffit pas à conclure à un remariage. Recherchez une indication explicite de veuvage, le nom d’un précédent conjoint, puis les actes du premier mariage et du décès de ce conjoint. Les pratiques de rédaction varient selon les paroisses et les époques.
En cas de lien de parenté entre les futurs époux, une dispense de parenté s’avérait indispensable. Vous retrouverez peut-être cette situation dans votre arbre généalogique et découvrirez alors ce qu’on appelle un implexe c’est à dire qu’un même ancêtre apparait à plusieurs endroits dans vos branches. Les dispenses de parenté concernent ici le mariage religieux.
Le divorce est instauré en 1792. Le Code civil de 1804 en restreint les conditions sans le supprimer. Il est aboli en 1816, puis rétabli en 1884.
Pour retrouver un divorce ancien, examinez les mentions marginales des actes de mariage et de naissance, ainsi que les éventuelles transcriptions dans les registres. Le jugement peut être conservé dans les archives du tribunal compétent : consultez les inventaires des archives judiciaires, notamment la série U pour les fonds anciens et la série W pour les versements contemporains.
Que faut-il retenir de l’acte de mariage ?
Lisez l’acte entièrement avant de poursuivre vos recherches. Relevez les informations concernant les époux, leurs parents, leurs précédents conjoints et les témoins. Notez également le contrat de mariage, les mentions marginales, les signatures et les déclarations concernant les enfants.
Pour distinguer les homonymes, croisez plusieurs éléments : âge, profession, domicile, filiation et identité du conjoint. Conservez l’orthographe originale des noms dans votre transcription.
N’oubliez pas de noter soigneusement les références de l’acte :
- le nom des archives départementales ou de la mairie
- La cote de classement aux archives (exemples : 5 MI 300, 4 E 300, GG1 …)
- Le dossier dans lequel est rangé l’acte en ligne sur le site des archives avec :
- le lien ARK (l’URL de l’acte) dans la visionneuse
- Le numéro de la vue ou de la page (exemple : page 10/100)
- l’année et le numéro d’acte (lorsqu’il existe)
Pour aller plus loin
LOURADOUR Isabelle, EPPHERRE Marie. Retrouver ses ancêtres basques, Archives & culture
MERGNAC Marie-Odile. État civil et registres paroissiaux, Archives & culture
BERNARD Gildas. Guide des Recherches sur l’histoire des familles, Paris : Archives Nationales, 1988.
Textes de loi et références : code civil articles 63 à 76