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Une méthode illustrée par l’histoire de la maison Etchepare à Masparraute.

Qui possédait la maison de nos ancêtres ? Comment est-elle passée d’une famille à une autre ? Les matrices cadastrales permettent de suivre un bien dans les comptes des contribuables, une fois la parcelle repérée sur le plan. Les actes d’état civil, les déclarations de succession et les minutes notariales aident ensuite à comprendre les transmissions et les droits de chacun.

À Masparraute, la maison Etchepare nous servira de fil conducteur. Nous partirons de son numéro de parcelle pour suivre les comptes cadastraux, identifier les personnes et retrouver les actes qui expliquent les transmissions.

1. Réunir les documents du cadastre

Pour retracer l’histoire d’une maison, commençons par réunir trois documents complémentaires :

DocumentCe qu’il permet de chercher
Plan cadastralLa localisation et le numéro d’une parcelle
État des sectionsLes renseignements inscrits pour cette parcelle lors de l’établissement du document
Matrice cadastraleLe compte d’un contribuable, ses biens et les renvois vers d’autres comptes

Le classement change d’un document à l’autre : nous partons d’une parcelle, puis nous suivons les comptes des personnes. À chaque étape, nous conservons la commune, le registre et sa cote, la section, le numéro de parcelle, le folio ou la case, la date et les renvois.

Notre guide du cadastre napoléonien présente plus en détail ces documents et leur organisation.

Le cadastre est une source fiscale. Un changement de compte ne suffit pas à connaître la nature d’une transmission : pour distinguer une vente, une donation ou un héritage, il faut consulter les actes correspondants.

2. À Masparraute, repérer Etchepare dans le plan et l’état des sections

Notre point de départ est A 385, Etchepare : A désigne la section et 385 le numéro de parcelle. Le plan permet de situer le bien, l’état des sections donne les renseignements qui lui sont associés.

Dans l’état des sections, daté de 1827, A 385 apparaît sur deux lignes : l’une pour la maison, l’autre pour sa « superficie ». Ce dernier terme désigne ici le sol associé au bâtiment. Il figure dans la rubrique consacrée à la nature de la propriété. La première porte le nom de Gabriel Çaullaqui, la seconde indique « le même ». Nous relevons les deux ensemble.

Renseignement relevéUtilité pour la suite
A 385, EtchepareGarder le même repère parcellaire
Gabriel Çaullaqui, puis « le même »Rechercher son compte dans la matrice
Maison et superficieSuivre le bâtiment et son sol

La prochaine recherche porte sur Gabriel Çaullaqui. Une table alphabétique, lorsqu’elle existe, permet de trouver son compte. Dans notre exemple, nous le retrouvons au folio 34 de la matrice ancienne.

Un folio est une référence de page du registre. Dans les matrices des propriétés bâties, les comptes peuvent être repérés par une case. Les mentions d’origine et de destination renvoient à d’autres comptes : elles permettent de passer du contribuable précédent au suivant. Il faut toujours les lire avec le nom du registre concerné, car un même numéro peut se retrouver dans plusieurs matrices.

La date d’un document cadastral ne donne pas, à elle seule, l’année de construction d’une maison. Une matrice peut recevoir des mises à jour pendant plusieurs décennies : celle commencée en 1827 contient ainsi des inscriptions beaucoup plus tardives.

3. Lire les matrices cadastrales : suivre la maison et son sol

De Gabriel à François : contrôler les renvois

Au folio 34, Gabriel est qualifié d’aubergiste à Masparraute. Nous retrouvons A 385, maison et superficie, avec 1841 dans la colonne des mutations et un renvoi qui se lit 145.

Le compte de François Sallenave, chocolatier à Masparraute, se trouve au folio 146, et non au folio 145 indiqué par le renvoi. Plusieurs renseignements permettent néanmoins de rapprocher les deux comptes : A 385, Etchepare, la même année 1841 et le folio 34 comme origine dans celui de François. Ces concordances permettent de poursuivre la recherche, en conservant l’écart entre le renvoi lu et le numéro du compte.

L’état civil apporte un contrôle d’identité : le 4 avril 1833, à Saint-Palais, François Sallenave épouse Jeanne Elisseche. Il est alors chocolatier, domicilié à Masparraute. Le rapprochement repose ainsi sur plusieurs renseignements et pas seulement sur son nom.

De François à Bernard : deux parcours à confronter

Au folio 208 de la matrice ancienne, Bernard Sallenave est désigné comme « gendre Quinthalo », à Masparraute. Cette indication familiale aide à l’identifier. Nous la rapprocherons de son mariage avec Laurentine Quinthal.

La ligne A 385, Etchepare porte la nature « superficie », une contenance de 5 ares 90 centiares et un renvoi au folio 146. L’année 1882 est reprise par des marques de répétition : pour les comprendre, il faut remonter à la première ligne du groupe où cette année est écrite.

Matrice cadastrale de Masparraute, folio 208 : compte de Bernard Sallenave et ligne A 385, Etchepare.
Compte de Bernard Sallenave, folio 208 de la matrice de Masparraute. La ligne A 385, Etchepare, indique le sol de la maison, inscrit comme « superficie », sa contenance de 5 ares 90 centiares et son origine au folio 146. L’année 1882 est reprise par des marques de répétition.
Source : Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.

Lire le folio 208 en pleine résolution

Pour la maison, nous consultons aussi la première matrice des propriétés bâties. Les comptes y sont désignés par des cases. À la case 59, le nom de François, chocolatier, est barré et remplacé par celui de Bernard, accompagné de 1883. La ligne d’Etchepare indique une origine au folio 146 et une entrée en 1882. L’année 1882 figure donc dans la colonne d’entrée du bien, tandis que 1883 accompagne le nom de Bernard. Nous relevons chaque date avec son emplacement, sans les confondre.

Matrice des propriétés bâties de Masparraute, case 59 : François Sallenave barré, Bernard ajouté et maison Etchepare.
Case 59 de la matrice des propriétés bâties de Masparraute : le nom de François Sallenave est barré et celui de Bernard ajouté, avec la mention 1883. La maison Etchepare entre au compte en 1882, depuis le folio 146. Son numéro, lu A 386, diffère du A 385 relevé dans les autres registres. Source : Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.
Lire la case 59 en pleine résolution

Une rature peut correspondre à la mise à jour du compte : changement de titulaire, sortie d’un bien ou révision d’un renseignement fiscal. Elle ne suffit pas à expliquer la transmission. Il faut conserver l’inscription ancienne et lire les ajouts, dates et renvois qui l’accompagnent.

Vérifier un numéro qui pose problème

À la case 59, le numéro de la maison Etchepare se lit A 386, alors que nous suivions A 385. Une autre matrice, au folio 119, distingue clairement :

ParcelleLieu-ditNature inscrite
A 385EtchepareSol
A 386JaureguiaBois futaie

Le folio 208 mentionne également A 386 p, Jaureguia, en nature de futaie. La lettre p désigne une partie de parcelle. Ces inscriptions montrent que les deux numéros correspondent à des biens distincts. Le numéro 386 inscrit à la case 59 pourrait être une erreur, mais les documents étudiés ne permettent pas de le confirmer. Nous relevons donc le numéro tel qu’il apparaît et signalons la discordance.

Passer au registre suivant

Dans la matrice des propriétés bâties 1911-1933, à la case 60, la rubrique « case de l’ancienne matrice » indique 59. Bernard est barré et remplacé par François Sallenave. Etchepare figure dans le compte.

Le renvoi vise la case 59 du registre précédent, pas la case 59 située au-dessus dans le nouveau registre. Le François mentionné dans le registre du XXe siècle doit également être distingué de celui décédé en 1881 : un même nom ne suffit pas à identifier une personne.

Récapitulons les deux parcours :

Bien suiviComptes à rapprocherRenseignements utiles
Maison et sol dans la matrice ancienneFolios 34 et 146A 385, 1841, origine au folio 34 dans le compte de François, renvoi 145 au compte de Gabriel à confronter au folio 146
Sol au compte de BernardFolio 208A 385, superficie, origine folio 146, année 1882
Sol dans la matrice suivanteFolio 119A 385, Etchepare. Bernard puis François, numéro 119 ajouté en tête du folio 208 de la matrice précédente
Maison dans les propriétés bâtiesCase 59François puis Bernard, origine folio 146, entrée 1882, 1883 auprès de Bernard, numéro lu 386
Maison dans le registre de 1911-1933Case 60Bernard puis François, renvoi à l’ancienne case 59

Ce tableau garde la trace des rapprochements et de leurs limites. Il évite de transformer une succession de noms en une histoire de propriété que les actes n’auraient pas encore confirmée.

4. Passer du cadastre à la succession de François Sallenave

Les matrices font apparaître François puis Bernard, avec des inscriptions de 1882 et 1883. Elles nous donnent une succession de contribuables, mais ne précisent ni comment Bernard a reçu ses droits, ni quelles parts il détenait déjà. Pour comprendre cette transmission, nous devons rechercher les actes qui en expliquent l’origine.

Le décès de François, survenu en 1881, fournit une piste proche des dates cadastrales relevées. Nous consultons donc son acte de décès, puis sa déclaration de succession. Cette démarche permet de vérifier le lien entre les personnes et les droits, sans supposer que le changement de compte correspond nécessairement à un héritage.

Nous vérifions d’abord le décès : François Sallenave meurt le 15 juin 1881, à Masparraute, dans la maison Etcheparia, nom correspondant à Etchepare. Il est qualifié de cultivateur et déclaré marié à Marie Haramboure.

La date et le lieu du décès permettent de rechercher la déclaration dans les archives du bureau de l’enregistrement compétent. Celle de François est datée du 7 décembre 1881, près de six mois après le décès. Elle revient sur l’origine de ses droits et sur une donation antérieure : nous ne cherchons donc pas seulement quels biens il laisse, mais aussi ce qu’il avait déjà transmis.

Pour retrouver ce type de déclaration, voir comment chercher une mutation par décès aux AD64.

La succession conduit au contrat de mariage de 1876

La déclaration rappelle des droits représentant un huitième d’Etchepare et de deux terres. Ils provenaient des droits de Jeanne Elisseche, par l’intermédiaire de leur fils Pascal. François avait donné ce huitième à Bernard dans le contrat de mariage de ce dernier, daté du 5 janvier 1876.

L’état civil permet aussi de situer Pascal dans cette chronologie : vicaire de la paroisse de Barcus, il y meurt le 23 juin 1871, à 29 ans. Son acte de décès est dressé le lendemain. La déclaration de succession nous oriente ainsi vers un acte antérieur à la mort de François : le contrat de mariage de Bernard.

Le mariage civil de Bernard avec Laurentine Quinthal, célébré le 22 janvier 1876 à Masparraute, confirme sa filiation et l’existence de ce contrat, reçu par François Ganderats à Saint-Palais. Nous avons les repères nécessaires pour retrouver la minute et vérifier les conventions.

Notre dossier sur le contrat de mariage en généalogie explique les renseignements que ces conventions peuvent apporter.

Le contrat distingue les droits antérieurs de Bernard et la nouvelle donation :

Origine des droits sur EtcheparePart décrite
Droits de Bernard provenant de sa mère Jeanne4/8
Droits de Bernard provenant de son frère Pascal3/8
Droits donnés par François, provenant de Pascal1/8
Ensemble des parts décrites pour Bernard8/8, avec les jouissances réservées dans le contrat

Bernard possédait donc déjà sept huitièmes avant la donation de 1876. Le dernier huitième lui a été donné cette année-là, avec des droits de jouissance réservés à l’ancienne génération. La transmission de la maison ne se résume donc pas à un héritage reçu au décès de son père, en 1881.

Le contrat précise aussi l’usage des lieux

Le contrat réserve l’usage de certaines parties de la propriété à François sa vie durant, ainsi qu’à Marie dite Marion Harambure, sa seconde épouse, durant la sienne. La réserve désigne l’ancienne boutique, la cuisine contiguë et une décharge attenante, à gauche en entrant, ainsi que deux chambres à l’étage, un grenier à l’ouest, le libre passage de l’escalier et des cours et la moitié du jardin.

Ces dispositions décrivent l’organisation de la maison et montrent comment la donation préserve l’usage d’une partie des lieux pour l’ancienne génération. L’ancienne boutique renseigne sur le bâtiment, sans prouver que François y fabriquait ou vendait du chocolat. Ses professions doivent rester rattachées aux dates des sources : chocolatier en 1833, marchand-épicier au mariage de Bernard en 1876, cultivateur dans l’acte de décès.

Les parents de Laurentine lui constituent par ailleurs 5 000 francs en argent et un trousseau évalué à 1 500 francs.

5. Remonter aux acquisitions dans les actes notariés

Le contrat de 1876 rappelle que Jeanne avait acquis Etchepare le 29 octobre 1832. La lecture de cette vente, puis des titres auxquels elle renvoie, permet de reconstituer les transmissions précédentes.

Pour passer des renvois aux minutes, voir comment rechercher les actes notariés.

En 1832, Jeanne achète à sa belle-sœur

Le 29 octobre 1832, devant François Théodore Ganderats, Marie Sallenave, autorisée par son mari Pierre Elisseche, boucher à Saint-Palais, vend à Jeanne Elisseche Etchepare et sa terre inculte.

Le prix est de 700 francs, réglé par une cession de créance. Les parents de Jeanne, Arnaud Elisseche et Marie Senacq, lui doivent cette somme en vertu de son contrat de mariage du même jour. Pour payer son acquisition, Jeanne transmet à Marie le droit de recevoir cet argent. Ses parents reconnaissent le transfert et promettent de payer Marie, qui donne quittance à Jeanne.

L’acte ne décrit donc pas un versement immédiat de 700 francs en espèces. Il révèle une acquisition liée aux conventions familiales. Jeanne est l’acquéreuse, avant son mariage civil avec François en avril 1833.

La vente rappelle aussi que Marie avait reçu Etchepare de son frère Pierre Sallenave, prêtre, en 1829. Celui-ci intervient et renonce expressément au droit de reprise réservé lors de cette donation. Jeanne doit jouir du bien à compter du 11 novembre 1832 et continuer à acquitter la rente en avoine qui le grève.

En 1829, une donation précédée d’une vente

Le contrat de mariage de Pierre Elisseix et Marie Sallenave, reçu le 5 novembre 1829 par Diriart et Ganderats, contient la donation : à l’article 6, Pierre Sallenave donne à sa sœur Etchepare et une terre inculte portant trois chênes. Le bien est évalué à 600 francs. Pendant cinq ans, le frère peut le reprendre en remboursant cette somme. Marie doit payer la rente en avoine.

La renonciation de 1832 prend ici tout son sens : la période de cinq ans était encore en cours au moment de la vente à Jeanne.

Pour connaître l’origine des droits du donateur, nous remontons à la vente du 9 janvier 1829, reçue par Dilor. Gabriel Solaqui et Catherine Bruté, aubergistes à Masparraute, vendent au prêtre Pierre Sallenave Etchepare, dite nouvellement construite, et sa terre portant trois chênes. Le prix de 1 400 francs comprend 1 380 francs compensant une dette envers l’acquéreur et 20 francs versés en argent.

Le couple vendeur se réserve la faculté de racheter le bien pendant trois ans. Ce droit est distinct de la reprise de cinq ans que Pierre réservera ensuite dans sa donation à Marie. Les actes étudiés ne précisent pas si Gabriel et Catherine ont tenté d’exercer leur faculté de rachat.

Les rappels de la vente de janvier l’attribuent à Diriart, alors que sa minute est reçue par Dilor. Nous conservons cet écart de référence, le nom d’Etchepare, les parties, les trois chênes et la rente permettant de rapprocher les actes.

En 1827, établir que la maison existe déjà

La rente nous conduit encore en arrière. Le 1er février 1827, devant Jean-Claude Diriart, le comte de Montréal vend à Gabriel Solaqui, boucher à Masparraute, sept ares de terre provenant du « Bosquet du Château », contre une rente annuelle et perpétuelle de douze décalitres d’avoine, soit 120 litres.

Pour garantir son paiement, Gabriel hypothèque aussi la maison qu’il a fait bâtir sur cette terre, appelée Etchepare. Cette mention établit que la maison existe déjà le 1er février 1827 et que Gabriel déclare l’avoir fait bâtir. Elle ne donne pas l’année exacte de construction : la vente porte sur la terre, tandis que le bâtiment intervient dans la garantie du paiement de la rente.

Solaqui et Çaullaqui sont des variantes phonétiques du même patronyme. Nous retrouvons ainsi le nom rencontré au début du parcours cadastral.

Les actes de 1827 et de janvier 1829 donnent toutefois des contenances différentes, sept et vingt-huit ares. Ces descriptions ne doivent pas être assimilées automatiquement aux 5 ares 90 centiares du sol cadastral : elles peuvent porter sur des ensembles différents, ce que les pièces lues ne suffisent pas à expliquer.

Récapituler sans confondre les dates

DateÉvénement ou inscriptionCe qu’il faut retenir
1er février 1827Vente de terre à Gabriel, maison déjà bâtieOrigine de la rente, maison construite au plus tard à cette date
9 janvier 1829Vente par Gabriel et Catherine au prêtre PierrePrix de 1 400 francs, rachat réservé pendant trois ans
5 novembre 1829Donation par Pierre à MarieReprise réservée pendant cinq ans
29 octobre 1832Vente par Marie à JeannePrix de 700 francs par cession de créance, renonciation du frère
1841Inscription dans les comptes cadastraux étudiésRapport avec l’achat de 1832 inexpliqué
23 juin 1871Décès de Pascal Sallenave à BarcusActe dressé le 24 juin, Pascal intervient dans l’origine des parts décrites en 1876
5 janvier 1876Contrat de Bernard et LaurentineDonation du dernier huitième, jouissances réservées
15 juin / 7 décembre 1881Décès de François / déclaration de successionDeux événements et deux dates distincts
1882 / 1883Inscriptions au compte de BernardAnnée d’entrée et année auprès du titulaire conservées séparément

La vérification du cadastre n’a pas expliqué la date de 1841. Nous la conservons comme une inscription cadastrale, distincte de l’acquisition confirmée de 1832, sans inventer une transmission supplémentaire.

Récapituler et conserver les questions ouvertes

Pour garder une recherche vérifiable, associons chaque renseignement à sa source. Un tableau de suivi permet de récapituler les résultats et de préparer les prochaines consultations :

À releverPourquoi le conserver
Commune, registre, cote, folio ou caseRetrouver le document exact
Section, numéro, lieu-dit, nature et contenanceContrôler que l’on suit le même bien
Titulaire, conjoint, profession et domicileDistinguer les personnes, notamment les homonymes
Date et colonne où elle figureDistinguer inscription fiscale, décès et transmission
Compte d’origine et compte de destinationVérifier les renvois dans les deux sens
Acte expliquant les droits et leur origineComprendre la vente, la donation ou la succession
Discordance ou question non résolueDéfinir la prochaine vérification

Pour la maison Etchepare, le parcours va du plan aux comptes, puis du décès à la succession, au contrat de mariage et aux acquisitions antérieures. Chaque nouvelle source répond à une question laissée par la précédente. C’est cette chaîne de vérifications qui permet de raconter l’histoire d’une maison, tout en conservant les limites des documents.


Sources détaillées

Documents cadastraux et fiscaux

  • Masparraute, plans cadastraux : plan en ligne, vue 2, parcelle A 385.
  • Masparraute, état des sections, AD64, 3 P 4/1 : état de 1827, parcelle A 385, maison et superficie.
  • Masparraute, matrice, AD64, 3 P 3/1 : matrice commencée en 1827 ; folio 34, Gabriel Çaullaqui ; folio 146, François Sallenave ; folio 208, Bernard Sallenave, « gendre Quinthalo ». Au folio 208 : A 385, Etchepare, superficie, 5 ares 90 centiares, année 1882 reprise par marques de répétition, origine folio 146 ; A 386 p, Jaureguia, futaie. Les années extrêmes ne sont pas précisées dans la référence du registre.
  • Masparraute, matrice, AD64, 3 P 3/2 : folio 119, compte de Bernard puis François Sallenave ; A 385, Etchepare, sol ; A 386, Jaureguia, bois futaie.
  • Masparraute, matrice des propriétés bâties, AD64, 3 P 2/1 : case 59, François puis Bernard Sallenave ; Etchepare, numéro lu A 386 ; origine folio 146 ; entrée 1882 ; mention 1883 auprès du nom de Bernard.
  • Masparraute, matrice des propriétés bâties, AD64, 3 P 2/2, 1911-1933 : case 60, renvoi à la case 59 de l’ancienne matrice.

Les matrices ont été étudiées à partir de photographies prises en salle de lecture.

Enregistrement

  • Bureau de Saint-Palais, AD64, 269 Q 31 : déclaration de succession de François Sallenave, n° 336 du 7 décembre 1881.

Cette déclaration a été étudiée à partir de photographies prises en salle de lecture. Elle n’est pas accessible en ligne.

Actes notariés

  • Saint-Palais, minutes de Jean-Claude Diriart, AD64, 3 E 8791 : vente du 1er février 1827, n° 34, vues 80–81.
  • Saint-Palais, minutes de Dilor, AD64, 3 E 8755 : vente du 9 janvier 1829, n° 3, vues 5–8.
  • Saint-Palais, minutes de Diriart, AD64, 3 E 8796 : contrat de mariage de Pierre Elisseix et Marie Sallenave du 5 novembre 1829, n° 409, vues 501–505 ; donation d’Etchepare, article 6, vue 504.
  • Saint-Palais, minutes de François Théodore Ganderats, AD64, 3 E 18100 : vente du 29 octobre 1832, n° 186, vues 672–674.
  • Saint-Palais, minutes de François Ganderats, AD64, 3 E 18120 : contrat de mariage de Bernard Sallenave et Laurentine Quinthal du 5 janvier 1876, n° 1, début, vue 571 ; biens de Bernard, vue 572 ; donation et jouissances réservées, vues 574-575 ; signatures, vue 576 ; enregistrement, vue 577.

État civil

  • Saint-Palais, AD64, 5 MI 493/2 : mariage n° 3 du 4 avril 1833 de François Sallenave et Jeanne Elisseche, vue 3.
  • Barcus, AD64, registre des décès 1863-1872 : acte n° 30 dressé le 24 juin 1871, décès de Pascal Sallenave survenu le 23 juin, à 29 ans, vicaire de la paroisse de Barcus, vue 79.
  • Masparraute, AD64, 5 MI 368/2 : mariage n° 1 du 22 janvier 1876 de Bernard Sallenave et Laurentine Quinthal, vue 193 et suite, vue 194.
  • Masparraute, AD64, 5 MI 368/2 : décès n° 7 du 15 juin 1881 de François Sallenave, vue 334.